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LETTRE-MÉLOMANE 2019-01


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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BERLIOZ Hector (1803-1869)
ORCHESTRE
Grande Symphonie Fùnêbre et Triomphale'' Symphony No.4 in F minor (1840)  icone   (*/-/-)  icone
Hector Berlioz, compositeur de la Symphonie fantastique, peut-être une des plus grandes oeuvres musicales jamais écrite (néanmoins avec le concours du dies irae pour le dernier mouvement), nous livre ici quelques restes - assez refroidis, me semble-t-il - de son génie. À mon avis, il n'est guère que la reprise à grands renfort de percussions, du thème principal dans la Marche funèbre qui atteigne un intense pathétisme. L'ensemble de l'oeuvre, à l'exception de ce rare passage, me paraît noyé dans l'insignifiance thématique, voire le recours à des effets mélodiques simplistes. Le dernier mouvement est sans doute le plus affligeant, le plus anecdotique, dépourvu de toute consistance.
DUBRAVKO Zerjal
ORCHESTRE
Fantaisie symphonique [orchestre avec piano]  icone   (-)  icone
Oeuvre très tonale, néanmoins inutilement et désagréablement dissonante sur le plan harmonique. Quelques courts passages solistes au piano relèvent quelque peu le niveau, à mon avis très limité sur le plan thématique.
LEDENEV Roman (1930-)
ORCHESTRE
Symphonie in Simple Modes (1991)  icone   (-/**/**/*)  icone
Symphonie qui apparaît très disparate, écrite dans le style post-romantique, mais comportant des effets instrumentaux originaux en évitant le cacophonisme. Le 1er mouvement, comme la 1ère partie du dernier mouvement semblent tissus de bribes assez décousues. En revanche, les 2ème et 3ème mouvement me paraissent d'une densité thématique beaucoup plus affirmée. Leur point faible est cependant une trop grande répétition des motifs. Le 2ème mouvement exploite particulièrement l'alternance du glockenspiel et des bois. Et le 3ème mouvement, assez rhapsodique, s'appuie sur une belle mélodie répétée à la flûte et au violon notamment. L'Épilogue du dernier mouvement reprend l'utilisation du glockenspiel superposé au violon sur une thématique à mon avis moins performante. Au final, Ledenev semble mieux s'affirmer sur des mélodies lentes confiées à un nombre restreint d'instruments plutôt que sur des motifs rapides confiés à l'ensemble de l'orchestre.
NIETZSCHE Friedrich (1844-1900)
DUO VIOLON PIANO
Eine Sylvesternacht (1863)  icone   (**)  icone
Une belle oeuvre de Nietzsche, quoique n'atteignant pas à mon avis l'inspiration de certaines des pièces pour piano comme Ständchen ou Gern un gerner du philosophe-compositeur. Une structure relativement classique et peu spectaculaire, mais représentative de l'esprit spécifique de la musique de chambre. Cette simplicité, qui est plus un dépouillement, épanche cependant une certaine frénésie romantique, discrète mais bien réelle. La dimension intimiste, elle aussi très spécifique au genre musical, est également manifeste.



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À bientôt
Claude Fernandez


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