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LETTRE-MÉLOMANE 2019-04


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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BÜTTNER Paul (1870-1943)
ORCHESTRE
Symphonie 3 D flat major (1915)  icone   (**/-/*)  icone
Bûtner se révéle dans cette oeuvre nettement moins inspiré que dans sa première symphonie. L'on ne peut guère retenir que le 1er mouvement, bénéficiant d'un excellent motif central, néanmoins insuffisant pour assurer l'intérêt permanent de ce mouvement. Les mouvements suivants expriment, me semble-t-il, une thématique très limitée.
PEDRELL Felip (1841-1922)
ORCHESTRE
Excelsior poème symphonique (1880)  icone   (**)  icone
Difficile de placer Pedrell dans l'évolution musicale en cette fin du 19e siècle. Son style dans cette oeuvre évoquerait plutôt un pseudo post-wagnérisme atypique. Cependant, il se prive des attraits qu'offraient les effets wagnériens, alors que reste-t-il? Pedrell apparaît comme une sorte de moine musical dont l'exigence refuse les "facilités" du rythme et de la mélodie. Pourtant, il maîtrise bien la superposition des registres dans les passages plus soutenus, mais il casse le lyrisme qui pourrait s'exprimer. Par son tempérament, Pedrell évoquerait Prokofiev ou bien Roussel, refusant l'expressivité pour se réfugier dans une musique aseptique, artificielle, synthétique, intellectuelle dépourvue de toute affectivité.
SKALKOTTAS Nikos (1904-1949)
PIANO ORCHESTRE
Cinq Danses grecques [ORCHESTRE À CORDES]  icone  
L'écriture de ces danses grecques est propre sans surprise, très consonante (contrairement au concerto pour piano de ce compositeur). J'avoue cependant y trouver peu de matière musicale.
1 Epirotikos (*)  icone
2 Kleftikos (*)  icone
3 Arkadikos (-)  icone
4 Tsamikos (-)  icone
5 Kretikos (-)  icone
ZWEERS Bernard (1854-1924)
ORCHESTRE
Symphonie 3 Aan mijn Vaderland Au pays de mes aïeux (1890)  icone   (****/****/****/***)  icone
Aan mijn Vaderland est sans doute l'une des plus belles symphonies jamais écrites de toute l'histoire de la musique. Elle s'inscrit dans un post-wagnérisme évident, qu'il s'agisse de la fameuse lenteur wagnérienne ou des très riches harmonies évolutives caractérisant le créateur de Tannhäuser. Zweers explore cet univers wagnérien en y additionnant parfois quelques touches tirées de Rimski-korsakov, notamment dans le 3ème mouvement comportant un thème légèrement orientalisant. L'oeuvre se déroule plutôt comme un vaste poème symphonique car ses mouvements ne relèvent nullement de la symphonie pour leur structure. Zweers expose une multitude de thèmes, souvent répétés en variations instrumentales, qui auraient pu suffise à la composition de plusieurs symphonies. Et le compositeur a su amalgamer des thèmes très lents à des thèmes vifs, primesautiers, parfois d'une veine très mélodique. il faut encore y ajouter une maîtrise extraordinaire des arrières-plans en pianissimo. Enfin, la palette sonore témoigne d'une instrumentation extrêmement riche et variée. L'ensemble exprime un lyrisme enveloppé de mystère.



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À bientôt
Claude Fernandez


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