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LETTRE-MÉLOMANE 2019-11


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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BRETON Tomas (1850-1923)
ORCHESTRE
Symphonie 3 G major (1905)  icone   (**/**/***/*)  icone
Symphonie très inégale sans doute qui présente des passages d'une élaboration très élevée, mais aussi des passages plus monotones. Une écriture symphonique de haut niveau, complexe, utilisant les timbres d'une manière subtile, mais s'enlisant parfois dans des effets thématiques mal définis. L'œuvre est classico-romantique, sans que l'on puisse y retrouver des références précises. Tomas breton multiplie, notamment dans le 2ème mouvement, les effets de touche et de fondus avec plus ou moins de bonheur. il affirme un sens du lyrisme certain dans de nombreux crescendos réussis. Sur l'ensemble, le 3ème mouvement scherzo est le seul qui se détache vraiment, malgré un 2ème thème un peu plus faible, me semble-t-il. L'on y trouve également le seul thème rhapsodique de l'œuvre. Pour le reste, Tomas Breton pêche peut-être par excès de subtilités dans lesquelles on ne le suit pas toujours.
RAITIO Vaino (1891-1945)
ORCHESTRE
Joutsenet (les Cygnes) op 15 (1919)  icone   (***)  icone
Quelque part entre Debussy et Sibelius, pour situer cette œuvre, ce qui est, rappelons-le, une simple référence pratique. Une orchestration traitée avec une virtuosité exceptionnelle. On retrouve les sons fondus mouvants, figés de la mer (Debussy,1905), notamment par l'emploi des bois, et notamment de la flûte. Le traitement des cordes est également remarquable. En outre, l'œuvre témoigne d'une puissance lyrique telle que Debussy n'en a jamais produit.
RIES Ferdinand (1784-1838)
PIANO ORCHESTRE
Concerto 2 E flat major op 42 (1808)  icone   (***/***/***)  icone
Très grand concerto, dont l'intérêt supérieur n'est diminué que par le style encore trop lourd de la partie symphonique. Au contraire, la partie pianistique, très brillante, très lyrique, évoluant souvent dans l'extrême-aigu, ne peut que séduire. Il s'y joint une richesse thématique exceptionnelle. Le compositeur s'affirme aussi bien dans les 3 mouvements, notamment avec un 3ème mouvement particulièrement long - trop peut-être - par rapport aux autres parties, mais qui ne comporte guère de faiblesses. La date de composition de ce concerto: 1908 - si elle est certaine - place cette œuvre comme pionnière, de même que le concerto l'Empereur de Beethoven (lui aussi composé vers 1908, mais qui fut exécuté pour la première fois en 1811). Les concertos précédents de Beethoven ne possèdent aucune des marques de nouveauté visibles dans le 2 de Ries, c'est un argument qui place Ries plutôt que Beethoven à l'origine de la modernité stylistique conduisant à toute une lignée d'œuvres jusqu'à Tchaîkovski, Litolff, Scharwenka... en passant par Liszt. Cela sauf si des éléments factuels montraient que Ries ait pu connaître le 5 de Beethoven avant la composition de son concerto 2, auquel cas il aurait pu s'en inspirer. Si l'on veut poursuivre la comparaison entre ces 2 concertos, il nous semble que sur l'ensemble des 3 mouvements le 2 de Ries dépasse le 5 de Beethoven. Pour ce qui est du 1er mouvement, la comparaison est plus serré car Beethoven bénéficie d'une partie symphonique certainement supérieure avec un thème bien caractérisé, exceptionnel. Sur la partie pianistique, il est à peu près aussi brillant que Ries, moins dense thématiquement, mais peut-être plus structuré et plus contrasté, Ries apparaît plus touffu.
Concerto 4 C minor op 115  (1809)  icone   (***/***/*)  icone
Moins bon que le 2 ou le 5, ce concerto n'en est pas moins à mon avis un grand concerto, notamment pour son 1er mouvement et dans une moindre mesure pour le deuxième. En revanche, le troisième me semble raté, plutôt confus sur le plan thématique. Sa compacité, sa densité superposant piano avec orchestre nuit à sa clarté. Dans le 1er mouvement, Ries a réussi dans une certaine mesure à compenser la faiblesse de son orchestration trop sommaire par sa puissance lyrique. Le piano est toujours aussi virtuose, nous dispensant de nombreuses figuration en solo particulièrement éblouissantes.
VAUGHAN WILLIAMS Ralph (1872-1958)
ORCHESTRE
Cinq variations sur Dives et Lazarus [ORCHESTRE À CORDES, HARP]  icone   (-)  icone
Cette œuvre ne fait illusion que par ses premières mesures. Une mélodie lente, très insipide, est répétée in extenso. Un second thème apparaît en deuxième partie, plus animée, de style "contrapuntique", puis une variation au violoncelle termine l'œuvre.



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À bientôt
Claude Fernandez


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