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LETTRE-MÉLOMANE 2020-01


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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CARWITHEN Doreen (1922-2003)
PIANO ORCHESTRE
concerto [ORCHESTRE À CORDES] (1948)  icone   (*/**/*)  icone
Œuvre extrêmement contrastée dans son style et son intérêt. Des parties confuses, rythmiques et cacophoniques comme la première partie du 1er mouvement et de nombreuses parties du dernier mouvement, mais aussi des développement cadentiels parfois fulgurants qui peuvent rappeler les meilleures parties du Concerto pour piano de Taktakichvili ou Ravel, cela dans les 3 mouvements. D'autres parties orchestrales évoluent en mouvement d'amplification, pas vraiment convaincants à mon avis. Il reste des parties violonistiques sur fond de cordes ou de piano parfois envoûtantes, dans le 1er mouvement, mais surtout dans le 2ème mouvement lent. 1 étoile pour les mouvements rapides et 2 étoiles pour le 2ème mouvement, notation qui ne revêt pas beaucoup de signification en raison des variations structurelles de l'œuvre. Encore une fois, on ne peut que regretter le parti moderniste qui gâche l'inspiration d'un compositeur. et l'on pourrait énoncer une grande quantité de référence relatives à ce type de dérive: Castro Juan Concerto 1941, Challan René Concerto pastoral, Ornstein Leo Concerto 1921, Rajicic Stanojlo Concerto 3, Vaughan-Williams Concerto 2 pianos... Et pour ce qui est des parties pianistiques positives en développement cadentiel: Cras Jean Concerto, Constantinescu Concerto, Butting Concerto op 110...
COFF Elie (1925-)
PIANO ORCHESTRE
Concerto 3 Korzack (1999)  icone   (*/***/***)  icone
Comme de nombreux compositeurs modernes, néanmoins restés dans la tonalité, Elie Coff nous lègue ici une œuvre affectée négativement par un caractère abrupt ainsi que par d'inutiles dysharmonies. Le compositeur affirme pourtant une thématique très riche, surtout dans les 2 derniers mouvements, un sens du lyrisme manifeste et même un pianisme parfois très virtuose. On pense un peu au style de Tchaïkovski et surtout de Scharwenka, néanmoins dégradé par la volonté de modernisme. Bizarrement, le cacophonisme au niveau harmonique n'exclut pas par ailleurs des épanchements mélodiques, tant pianistiques qu'orchestraux (notamment à la flûte) très bienvenus. Le second mouvement échappe à ces caractéristiques, ce qui lui vaut la mention d'excellence, et ce que mérite le dernier mouvement, malgré la présende d'une partie un peu trop heurtée. C'est cependant dans ce dernier mouvement que s'affirme le mieux la verve pianistique et le lyrisme d'Elie Coff.
GAOS Andres (1874-1959)
ORCHESTRE
Symphonie 1 (1899)  icone   (-/*/*)  icone
Cette symphonie très monolithique et statique présente des passages plus soporifiques que captivants. Elle n'est pourtant pas dépourvue de thématique, mais souvent répétitive et limitée à de petits motifs peu saillants. Toutefois, le compositeur s'affirme curieusement lors de passages d'amplification lyrique exploitant bien la masse orchestrale où il atteint même l'excellence, ceci dans les 3 mouvements. Peu de couleur instrumentale, mais tout de même une coloration spécifique, parfois subtile. Style pseudo-wagnérien, voire parfois nordique par le statisme très prononcé, ce qui ne suffit cependant pas à convaincre. Le meilleur mouvement est certainement le 3ème mouvement lent (pas loin d'atteindre 2 étoiles). On remarquera aussi la partie finale du dernier mouvement.
ITUARTE Julio (1845-1905)
PIANO
Ecos de Mexico Capricho de Concierto  icone   (****)  icone
Pièce très rhapsodique et dont la virtuosité atteint un niveau étourdissant sur une thématique très mobile d'une grande richesse.
LOMAN Rodrigo (20e siècle)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto huasteco (aztèque)  icone   (-)  icone
Concerto néo-classique d'un rythme très répétitif, qui devient vite lancinant. La thématique souffre de la même limitation: cellules courtes indéfiniment répétées dans un jeu staccato permanent. Néanmoins, le compositeur adopte une orchestration très douce, même en ce qui concerne les percussions. L'annonce de "concerto aztèque" ne se traduit, me semble-t-il, par quasiment aucune marque rhapsodique évidente. Une partie importante du concerto, avant la finale est représentée par une cadence soliste au violon de virtuosité relativement limitée, qui rehausse néanmoins quelque peu l'intérêt.
WARS Henryk (1902-1977)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (1950)  icone   (-)  icone
Concerto très court, confus, cacophonique, désagréable à l'audition, quoique mélodique. Un motif principal à mon sens de très faible intérêt.



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À bientôt
Claude Fernandez


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