SOMMAIRE


LETTRE-MÉLOMANE 2021-10


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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KALINNIKOV Vassili (1866-1901)
PIANO
Élégie  icone   (***)  icone
Un belle mélodie d'une grande sérénité se trouve développée dans l'extrême aigu, alternant avec des épisodes en accords forte plus lyrique. La partie centrale diminue malheureusement un peu la tension, laquelle est restaurée par la reprise du thème initial.
KOZELUCH Leopold (1747-1818)
PIANO ORCHESTRE
Concerto 1  icone   (*/-/-)  icone
Un concerto assez typiquement de style galant, traversé par un rythme uniforme, quasiment incessant. Le style pianistique, incisif, utilisant beaucoup les agréments semble plus "scarlattien" que "mozartien". Seul, le 1er mouvement apparaît parfois rehaussé par quelque velléïté de lyrisme et des amorces de crescendos. L'orchestration n'apparaît pas particulièrement archaïque, sauf pour l'intervention des cors, difficilement supportable à mon goût, caractéristique que Kozeluch partage avec la plupart des compositeurs à l'époque.
NAPRAVNIK Eduard (1839-1916)
TRIO
Trio 2 OP 62 [PIANO, VIOLON,VIOLONCELLE]  icone   (***/*/**/**)  icone
Un trio vigoureux, à la thématique bien caractérisée, animé de puissants contrastes et de crescendos très marqués. L'on peut y déplorer parfois des tutti aux sonorités un peu éraillés à la concordance harmonique approximative. Le meilleur mouvement est certainement le premier, extrêmement varié sur le plan thématique et rythmique. Le second mouvement paraît moins affirmé sur le plan thématique. Le 3ème mouvement, molto moderato, est très expressif. Le dernier mouvement me paraît malheureusement très inégal, c'est celui où l'harmonie est la moins satisfaisante, notamment dans la 1ème partie. En revanche, il comporte un grand crescendo très impressionnant.
STERKEL Franz Xaver (1750-1817)
ORCHESTRE
Symphonie 2 flat major op 35.2  icone   (**/***/-/-)  icone
Une symphonie très polymorphe intégrant des caractéristiques très romantiques: pathétisme très intense, tension lyrique, notamment dans l'introduction du 1er mouvement, mais aussi des éléments thématiques plus archaïques, proches de la ritournelle. Le meilleur mouvement est sans doute le 2ème, très riche et varié thématiquement. Le plus pathétique est le premier. Je l'ai jugé un peu sévèrement sans doute en ne lui attribuant que 2 étoiles, cela pour sanctionner les archaïsmes assez malvenus qui l'entachent, peu compatibles avec le pathétisme et le lyrisme. Les 2 derniers mouvements sont un massacre. Lourds, voire parfois dysharmonieux, en raison des notes piquées à l'orchestre et surtout des interventions des bois et cuivres d'un archaïsme et d'un ridicule à mon avis intolérables.
WILLIAMS Grace (1906-1977)
ORCHESTRE
Penillion - Poème symphonique (1955)  icone   (-/*/-/**)  icone
Une œuvre typiquement néo-classique, très consonante et mélodique, tirant vers l'esthétique du Groupe des Six. Le 1er mouvement me paraît assez insipide: thème très sommaire répétitif. Le 2ème mouvement est une sorte de danse très rythmée un peu à la manière de Kabalevski: orchestration vigoureuse assez cuivrée, mais toujours très consonante. Le 3ème mouvement est assez peu saillant. C'est le dernier mouvement qui s'élève à un niveau supérieur, utilisant les cuivres d'une manière relativement douce et qui présente une variété d'effets instrumentaux très variée par rapport aux précédents mouvements.


ŒUVRE REVISITÉE
SIBELIUS Jean (1865-1957)
ORCHESTRE
Symphonie n°3 (1904) (***/*/-)
Cette symphonie présente (précisément dans son premier mouvement) les spécificités les plus remarquables de l'impressionnisme sibélien, à l'instar de la symphonie n°1, cependant , par de nombreux aspects, notamment une pulsion rythmique plus affirmée, elle apparaît en retrait et semble renouer avec une écriture plus romantique. On remarquera en particulier l'exposition du thème du premier mouvement par le basson, la clarinette basse sur des figurations de cordes. Marquée apparemment par Dvorak et Grieg (toujours dans le premier mouvement), cette œuvre n'atteint pas la suprême élaboration orchestrale qui caractérise les meilleures pages du compositeur. On y retrouve le rhapsodisme nordique omniprésent chez Sibelius. Le second mouvement, trop répétitif, et surtout le troisième, me semblent accuser une certaine pauvreté, tant sur le plan thématique que sur le plan du traitement symphonique.



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À bientôt
Claude Fernandez


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