LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
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ZWEERS Bernard (1854-1924)
ORCHESTRE
Symphonie 3 Aan mijn Vaderland Au pays de mes aïeux 1890
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Aan mijn Vaderland est sans doute l'une des plus belles symphonies jamais écrites de toute l'histoire de la musique. Elle s'inscrit dans un post-wagnérisme évident, qu'il s'agisse de la fameuse lenteur wagnérienne ou des très riches harmonies évolutives caractérisant le créateur de Tannhäuser. Zweers explore cet univers wagnérien en y additionnant parfois quelques touches tirées de Rimski-korsakov, notamment dans le 3ème mouvement comportant un thème légèrement orientalisant. L'oeuvre se déroule plutôt comme un vaste poème symphonique car ses mouvements ne relèvent nullement de la symphonie pour leur structure. Zweers expose une multitude de thèmes, souvent répétés en variations instrumentales, qui auraient pu suffise à la composition de plusieurs symphonies. Et le compositeur a su amalgamer des thèmes très lents à des thèmes vifs, primesautiers, parfois d'une veine très mélodique. il faut encore y ajouter une maîtrise extraordinaire des arrières-plans en pianissimo. Enfin, la palette sonore témoigne d'une instrumentation extrêmement riche et variée. L'ensemble exprime un lyrisme enveloppé de mystère.
Symphonie 1- D major 1881
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Nettement moins mature que la symphonie 3, cette symphonie, quoiqu'excellente, apparaît moins profonde, moins intériorisée, moins empreinte de pathétisme. La trame thématique - très riche - se caractérise par un mélodisme plus classique, parfois marqué par des résolutions mélodiques un peu simplistes. Néanmoins, le compositeur s'évade vite vers des modulations subtiles, des superpositions motiviques très bienvenues et des crescendos très élaborés. L'ensemble maintien un niveau de lyrisme intense. Le 3e mouvement est un scherzo rempli d'effets étonnants. Mises à part les péroraisons cuivrées des thèmes principaux, surtout au 1er mouvement, un peu sommaires, Zweers signe ici une grande symphonie. induisant un sentiment de sérénité, voire d'allégresse.
Symphonie 2 mi bémol majeur 1883
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Cette symphonie présente un style général identique que la symphonie 1 et ne présage quasiment de ce que sera la 3e symphonie. En régression même, le 1er mouvement assène un thème principal en tutti relativement pauvre et une structure bithématique très classique. En revanche, les trois autres mouvements apparaissent remarquables. un allegretto remplace un scherzo par rapport à la Symphonie 1 Zweers manifeste ses qualités habituelles de lyrisme, sa prédilection pour les modulations, sa capacité à la superposition de motifs selon les registres instrumentaux, notamment dans le dernier mouvement.
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