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LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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WILLIAMS John (1932-)


HARPE ORCHESTRE

Concerto On Willows and Birches icone   (-/-) icone

John Williams ne réalisera pas ici l'exploit qu'il avait réalisé dans son concerto pour piano. Ce concerto pour harpe apparaît comme une œuvre peu lisible, dissonante sans être extrêmement dissonante, mais suffisamment pour ne présenter nul passage qui apparaisse musical. La partie soliste est peu définissable, tellement elle est éloignée de tout effet musical caractérisé, peu virtuose malgré quelques brusques gammes en arpèges. L'orchestration se dilue dans la même monotonie malgré l'emploi de percussions dominantes dans le registre aigu.

PIANO ORCHESTRE

Prélude et scherzo icone   (****) icone

Une grande œuvre dans le style moderne au sens le plus positif du terme. Ce qui frappe dès l'abord est l'extrême subtilité des harmonies, jamais forcées dans la dissonance, mais qui tirent au contraire un rare effet supérieur de ces dissonances maitrisées. La tessiture généralement aigũe, voire suraigüe des registres, dont le soliste permet cette possibilité. Le piano, très contrasté, virtuose, et même parfois fulgurant, évolue selon des figurations continues sans que cette absence de thème n'apparaisse comme une insuffisance, ce qui convient au modernisme de l'œuvre. De nombreux passages à vide, dont une cadence assez longue, concourent plus encore à la mise en exergue d'un soliste éblouissant. L'orchestre n'est pas en reste, surtout dans la 2e partie. Il se déploie selon des motifs d'une grande complexité, utilisant les percussions toujours avec un grand sens de la nuance. Il manifeste également, à l'instar du soliste, une grande véhémence à l'occasion de pseudo crescendos courts, mais saisissants.

Concerto icone   (*/-/**) icone

Beaucoup moins inspiré que prélude et Scherzo pour piano et orchestre, ce concerto comporte néanmoins quelques excellentes parties dispersées dans le premier mouvement, mais surtout dans le dernier. Le soliste évolue selon un style dissonant, souvent dans l'aigu, sans l'affirmation de qualité imaginatives exceptionnelles. L'amalgame avec un orchestre très classique, notamment la mélodie au violon dans le grave débutant le 2e mouvement lent, n'ajoute que rarement l'ingrédient de coloration instrumental nécessaire à raviver l'intérêt. Le meilleur mouvement reste le dernier, selon un rythme enlevé, néanmoins dont la lisibilité thématique et instrumentale n'apparaît pas évidente.

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