LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
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RAVEL Maurice (1875-1937)
DUO VIOLON PIANO
Sonate posthume (-)
Mélodie très classique dans le médium, à mon avis, très ennuyeuse et très longue.
Berceuse sur le nom de Gabriel Fauré (-)
Encore plus soporifique à mon avis que la Sonate posthume, cette œuvre me paraît tendre vers l'insignifiance totale.
HARPE
Introduction et Allegro HARPE QUATUOR À CORDES FLÛTE CLARINETTE 1906 (*)
Cette œuvre typiquement impressionniste présente un soliste volubile, affirmant une grande virtuosité, notamment par deux cadences solistiques, qui ne négligent pas les arpèges, si caractéristiques du jeu de la harpe. Le début, très lent, teinté de nostalgie, rappelle la fameuse Pavane pour une infante défunte, la suite affirme des motifs plus incisifs et des effets très originaux, subtilement orchestrés. Ravel montre ici un art de la variation consommé. Malgré toutes ses qualités, cette œuvre me paraît conserver une certaine froideur et ne semble pas captiver l'intérêt.
ORCHESTRE
Pavane pour une infante défunte transcription (**)
Cette transcription ne rehausse pas à mon avis cette pièce pour piano dont l'hiératisme lancinant ne me convainc guère.
Valse (*)
Alborada del gracioso transcription (-/-/-)
Une barque sur l'océan transcription (-)
Rhapsodie espagnole (-/-/-/-)
Par son déploiement orchestral gratuit, parfois agressif, à mon avis, cette rhapsodie ne parvient même pas, à l'instar de celle de Debussy, à tirer parti du rhapsodisme espagnol permettant pourtant des effets puissants. On ne peut une fois de plus que déplorer, me semble-t-il, le contraste entre ces œuvres et l'hispanisme si brûlant de Saint-Saëns, et bien sûr des compositeurs ibériques eux-mêmes (Albéniz, Sarasate, Rodrigo...), voire des compositeurs russes (Glinka, Rimski-Korsakov...).
PIANO
L'œuvre pour piano seul de Ravel me déçoit par rapport à ses œuvres pour piano et orchestre et par rapport à la renommée du compositeur. Ravel y manifeste à mon avis peu d'imagination, sans couleur, sans âme. Certaines pièces Miroirs, Jeux d'eau tentent, sans succès, me semble-t-il, d'imiter l'impressionnisme debussyste, d'autres, qui constituent la seconde manière, (Le Tombeau de Couperin), d'un formalisme classique, dépourvues de toute virtuosité, tendent à une simplicité qui rappelle Séverac et qui pourrait bien être une réaction antidebussyste. Ravel ne parvient pas, me semble-t-il, à faire émerger une inspiration toujours tributaire de ses modèles (Albéniz, Debussy, Gershwin). Seule s'impose Alborada del gracioso, qui ne doit cependant son intérêt, à mon avis, qu'à l'imitation d'Albéniz et A la manière de Borodine, simple mélodie, qui rappelle peut-être plus Moussorgski que Borodine.
Gaspard de la nuit 1908
Ondine (-)
Le gibet (-)
Scarbo (-)
Miroirs 1905
Oiseaux tristes (*)
Alborada del gracioso (***)
Jeux d'eau 1902 (-)
Sonatine 1905 (-/-/*)
Le tombeau de Couperin 1914
Prélude 1913 (-)
Fugue (-)
Rigaudon (*)
Menuet (-)
Prélude (*)
A la manière de Borodine 1913 (**)
Menuet antique 1895 (-)
PIANO ORCHESTRE
Les concertos de Ravel témoignent d'un héritage complexe, Saint-Saëns, Massenet, Pierné, Moussorgski, Gershwin, Stravinski. Ces œuvres apparaissent plus modernes par leur orchestration que par leur tonalisme. Dans le Concerto en sol, le soliste affirme des thèmes souvent secs et saccadés. L'orchestration concède une part importante aux cuivres, mais la flûte s'exprime en larges passages mélodiques, légèrement teintés d'une tristesse indéfinissable. Malgré l'atmosphère de sérénité du mouvement lent, sa thématique me paraît d'intérêt limité. Moins varié, moins riche sans doute, le Concerto pour la main gauche, se caractérise par une orchestration plus réduite. Le piano s'exprime par des cadences dans le grave remarquables à mon avis ainsi que dans des passages d'un extrême aigu figé. La partie centrale est légèrement jazzée, la dernière partie déploie une ascension impressionnante de l'extrême grave à l'extrême aigu.
Concerto 1931 (***/*/***)
Concerto main gauche (***)
VIOLON ORCHESTRE
Tzigane (**)
L'œuvre se compose de deux parties distinctes, une longue cadence pour le violon sans accompagnement, puis une partie où soliste et orchestre sont intimement mêlés (structure rappelant les Airs bohémiens de Sarasate et le Souvenir de Moscou de Wieniawski). La première partie dans le grave n'affirme à mon avis aucune idée marquante. La seconde partie, plus intéressante, expose un grand nombre de motifs bien caractérisés avec une violence très ravélienne, motifs qui ne me paraissent pas tous convaincants. On retrouve dans le traitement violonistique toute la panoplie de la virtuosité du XIXème siècle. L'orchestration, très allégée rehausse bien les motifs du soliste dans l'aigu ou expose lui-même le thème principal aux cors selon un procédé très lisztien. Le traitement rhapsodique me paraît plus proche du style populaire et n'atteint pas l'utilisation très élevée qu'en font à mon avis Sarasate, Wieniawski et plus encore Kodaly.
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