LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
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MATHIEU André (1929-1968)
PIANO ORCHESTRE
Rhapsodie romantique 1947
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Une œuvre qui s'inscrit dans la veine post-romantique tardive, marquée par un léger rhapsodisme américain sur le plan thématique sans jamais en intégrer la dimension rythmique, ce qui apparaît une caractéristique plutôt rare et bienvenue. La partie soliste présente une élaboration certaine, souvent dans la nuance piano, voire pianissimo, et notamment par une magnifique cadence centrale d'un lyrisme tempéré. L'orchestre n'apparaît pas particulièrement saillant. S'il évite les discordances trop accusées, il se livre parfois à des passages relativement dissonants en mezzo-forte. L’œuvre est très inégale, manifestant une nette baisse d'intérêt dans les première minutes et les dernières minutes et révélant parfois des passages sublimes.
Concerto 4 E minor 1943
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Immense génie méconnu, ce compositeur extraordinaire s'est complu dans l'étalage de sonorités brutales assénées dans un brouhaha gratuitement dissonant, probablement pour se conformer à la mode ambiante de l'époque. Ces caractéristiques négatives voisinent avec des fulgurations magistrales lors de cadences solistiques éblouissantes, étonnantes dans leur développement inattendu et leur originalité motivique. L'œuvre comporte, malgré cette approche moderne positive des passages lents peu lisibles, ennuyeux, mais aussi parfois des motifs mélodiques d'un appréciable intérêt. C'est le très long second mouvement Andante, comportant en réalité des développements dans un tempo rapide, qui paraît le plus affirmer le génie du compositeur sans trop de passages inutilement dissonants et abrupts. Ce concerto nécessiterait d'être réécrit pour y séparer le bon grain de l'ivraie, ce qui est le cas certainement de nombreuses œuvres dans l'histoire de la musique.
Concerto 3 De Québec 1943
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Une excellente œuvre qui se caractérise notamment par une orchestration vigoureuse, volontaire sans jamais présenter de brutalité ni de dysphonies gratuites (contrairement à ce qu'il en sera du prochain concerto 4). En revanche, l'on y retrouve le caractère volontairement abrupt, étonnant, de soli fulgurants dans un style motivique unique, qui représente la marque la plus évidente du génie d'André Mathieu. Par ailleurs, l'œuvre présente, de manière subtile et discrète, des éléments rhapsodiques: une instrumentation, des harmonies et mélodies sirupeuses si caractéristiques de l'Amérique du Nord, sans jamais de tendance vers le rythme jazzé. Sur le plan structurel, ce concerto manifeste (comme il en sera du 4) une disproportion entre un 1er mouvement relativement court et un 2e mouvement très long. Le dernier mouvement adopte une structure thématique plus classique, notamment par un thème principal réexposé.
Concertino 2 op 13 1941
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Une œuvre dans la droite ligne du style propre à André Mathieu, maîtrisant parfaitement sa tendance aux effets abrupts, sans heurter négativement, sans engendrer de dissonances désagréables, une virtuosité volontarisme atteignant le paroxysme. Le premier mouvement, mêle en contraste à ce modernisme tempéré une mélodie charmeuse pseudo-rhapsodique. Le 2e mouvement, en revanche, développe une mélodie assez fade, variée instrumentalement. Le 3e mouvement déploie plus encore que le premier des motifs d'une virtuosité prodigieuse, notamment selon des séquences évoluant en crescendos.