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LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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KATTNIGG Rudolf (1895-1955)


PIANO ORCHESTRE

Concerto 1934  icone   (***/***/****/****) icone

L’on reste abasourdi de découvrir un tel concerto, tant la nature, le traitement, la succession des idées musicales y sont exceptionnels, sinon en permanence, du moins très souvent. Dans la lignée du style illustré par les concertos de Ravel (jalon sans doute commode pour nommer cette floraison si spécifique passant par Novak notamment et bien d’autres, ce concerto ne les dépasse-t-il pas tous. L’on reste confondu par ces surgissements, ces flèches virtuoses, ces évanescences, ces engloutissements dans l’ombre sonore, ces apparitions sans référence sorties de nulle part sinon d’une imagination quasiment inconcevable. Rien ne peut décrire cette déstructuration thématique ou motivique, nul terme en fait qui puisse la décrire. La partie symphonique, très intégrée, relève du même style qui remonterait à Pétrouchka (Stravinsky), plus qu’au Sacre. On retiendra les fusées au piccolo, la clarinette basse au début du 2e mouvement et une multitude de timbres, notamment les cuivres, utilisés avec tant de subtilité, sans brusquerie, sans tonitruance. Tout est pulvérisé, désintégré dans un développement vertigineux, labile autant que prégnant. L’on peut regretter toutefois un continuum sans repos quasiment parfois un peu agressif, ce qu’évite justement le style feutré, magique du concerto de Novak, cité plus haut. Le 3e mouvement lent nous présente une originale illustration moderne d’un thème et variation. C’est cependant le dernier mouvement qui apparaît le plus exceptionnel

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