LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
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HUMMEL Johann Népomucène (1778-1837)
BASSON ORCHESTRE
Grand concerto F major
(****/***/***) 
Magnifique concerto dont on peut dire qu'il est simultanément un festival de modulations subtiles, un modèle de congruence entre les motifs d'accompagnement symphonique et le soliste. L'on peut y ajouter un modèle de virtuosité, de richesse et densité thématique. Et cela tout au long de l'œuvre sans la moindre baisse d'intensité.
MANDOLINE ORCHESTRE
On pourra souligner immédiatement le caractère très archaïque et primaire des parties orchestrales, et en particulier l'effet négatif (comme souvent il est vrai dans la musique de l’époque galante et parfois post-galante, ce qui est le cas ici) l'effet désastreux des motifs confiés aux cors. La partie soliste, dans l'ensemble meilleure, n'en souffre pas moins d'une grande diversité d'intérêt et dépasse rarement un niveau moyen, cela quoique sur le plan thématique elle n'apparaisse quasiment pas imprégnée de style galant. C'est dans la seconde partie du premier mouvement que les parties solistiques sont les plus pauvres alors qu'elle sont d'un intérêt acceptable dans la première partie de ce mouvement. Il faut remarquer néanmoins le magnifique passage en mode mineur dans la seconde partie du mouvement lent. Le 3e mouvement présente curieusement une courte cadence presqu'en début de mouvement, assez bienvenue. Dans ce concerto, Hummel se montre plutôt proche de ses multiples concertos pour piano, de faible inspiration où l'on retrouve l'abus de gammes simplistes. Il ne trouve malheureusement pas l'inspiration qu'il avait atteinte dans son magnifique concerto pour basson.
ORCHESTRE
D'un style très coloré et d'un grand dynamisme, ces œuvres ne semblent pas toujours affirmer de thèmes suffisamment marquants, mis à part le superbe premier mouvement du ballet pour Das Zauberglöckchen, d'inspiration assez rhapsodique. De même le début du second mouvement, lent, grâce à l'utilisation de la flûte, est empreint d'un pathétisme remarquable. On y admirera l'utilisation très efficace des percussions, notamment du triangle. L'ensemble de la suite se caractérise plutôt par des thèmes un peu simplistes, notamment le dernier mouvement. L'orchestre de Hummel, loin des tiédeurs compassées de l'orchestration de ses concertos pour piano, adopte parfois la pétulance des ouvertures rossiniennes, et malheureusement parfois le simplicisme des ouvertures verdiennes.
Ballet music for Das Zauberglöchen 1837 (***/*/*/-/-)
PIANO
24 études op 125
Les 24 études de Hummel se caractérisent par un pianisme sage, assez peu mélodique, ne présentant aucune tendance à la ritournelle du style galant. Les harmonies semblent à mon avis un peu plus élaborées. Sur le plan rythmique, l'ensemble est peu dynamique. Apparemment, ces études se limitent à un rôle purement pédagogique, comme celles de Debussy ou de Moszkowski par exemple. L'ambition artistique ne semble pas fondamentale.
n° 1 (-)
n° 3 (-)
n° 4 (-)
n° 7 (*)
n° 8 (-)
n° 9 (-)
n° 11 (-)
n° 13 (*)
n° 15 (-)
n° 16 (*)
n° 18 (*)
n° 19 (*)
n° 21 (-)
n° 22 (-)
n° 24 (-)
Ariette favorite (-)
Bagatelle (-)
PIANO ORCHESTRE
L'œuvre pour piano et orchestre de Hummel, tout en restant caractéristique de son époque, montre un certain nombre d'innovations qui suffisent à la démarquer du style de la fin du XVIIIe siècle. Les 5 concertos et les 2 rondos, écrits postérieurement, montrent un intérêt à mon avis inégal et une différence de modernité d'une œuvre à l'autre qui ne suit pas toujours le numéro d'opus (et donc la date de composition). Ainsi les concertos n°3, n°5 et n°6 paraissent nettement plus libérés du style mannheimien que le Concerto n°4 et surtout le n°2, ainsi que les rondos : Rondo brillant op. 56, Rondo de société op. 117 (1814), nettement en retrait par rapport aux concertos: cette dernière différence s'explique par le genre plus classique que constitue le rondo par rapport au concerto. Le style de Hummel est typiquement post-mannheimein ou préchopinien si l'on préfère; il doit être rapproché de celui de Moschelès, de Ries, de Clara Shumann-Wiek... Le pianisme comporte des accords plaqués vigoureusement marqués, de nombreux accords arpégés sur des harmonies relativement riches et surtout des gammes et glissandi d'un coulé déjà prodigieux. On trouve en germe le pianisme des concertos de Chopin avec ses longs mouvements d'amplification assez caractéristiques, qui conservent encore la régularité rythmique du XVIIIe siècle. L'orchestration est limitée le plus souvent aux cordes, motifs aux bois qui accompagnent ou alternent avec le soliste sans s'intégrer à sa partie (autre caractéristique archaïque).
Concerto n°3 (*/*/**)
Concerto n°4 1819 (*/-/*)
Concerto n°6 1823 (**/**/**)
Rondo de société (-)
Rondo op 56 (*)
PIANO VIOLON ORCHESTRE
Concerto op 73 (*/-/*)
TRIO
Souple, dense, nuancé, le style de Hummel dans ces œuvres souffre à mon avis de la même insuffisance que celui de ses concertos pour piano : l'absence de thématique marquante. Seul, le premier mouvement du Trio n°7 fait quelque peu exception. Ces œuvres ne sont cependant en aucun cas monocordes, même si la virtuosité reste tempérée. Hummel possède, me semble-t-il, un art consommé des transitions qui semblent toujours naturelles. Il parvient également à gommer l'incompatibilité foncière entre le piano et le violon.
Trio n°5 op 83 PIANO VIOLON VIOLONCELLE 1819 (-/-/-)
Trio n°7 op 96 PIANO VIOLON VIOLONCELLE 1822 (*/-/-)
TROMPETTE ORCHESTRE
Concerto S 49/W149 1804 (*/*/*)
Ce sont les épisodes orchestraux que l'on admirera le plus dans cette œuvre, selon un style particulièrement contrasté. Quoique la trompette réussisse l'exploit d'exprimer des motifs d'une certaine nuance et d'un certain pathétisme très senti, son intérêt thématique me semble limité. On appréciera particulièrement cependant l'introduction du second mouvement.
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