SOMMAIRE


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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FODOR Carel Anton (1768-1846)


ORCHESTRE

Symphonie 2 op 13 1801  icone   (-/**/*/-) icone

Il apparaît un important hiatus entre le traitement symphonique très sommaire, notamment dans les passages forte (des appuis franchement désagréables) et, d'autre part, la thématique, souvent d'un bon niveau. Le 2e mouvement, en raison de son tempo lent, échappe à cette critique relative à l'orchestration, ce qui révèle pleinement la valeur de la thématique: une thématique variée et un contraste très favorable entre la mélodie violonistique et les passages en tutti.

Symphonie 4 op 19 1805  icone   (**/**/*/*) icone

Une œuvre largement archaïque, qui reste sur le style galant, en ce qui concerne l'orchestration, peu nuancée, procédant à des insistances désagréables en forte. Sans être beaucoup plus évoluée, la thématique, de niveau parfois très appréciable, nous épargne les résolutions du style galant. Le premier mouvement démarre sur une section de style romantique aux harmonies subtiles, mais qui laisse vite la place à la ritournelle sur un rythme régulier, fatigant et répétitif. Dans le dernier mouvement, le moins réussi, la concordance harmonique entre les registres instrumentaux apparaît brouillonne dans les tutti. on notera cependant sur l'ensemble une utilisation importante et judicieuse du hautbois et parfois des cordes en pianissimo.

PIANO ORCHESTRE

Concerto G minor op 12 1790  icone   (**/*/*) icone

Un concerto comportant des éléments très contradictoires, entre des passages réellement innovants par rapport à l'époque et des passages archaïques, dont, notamment, une certaine régularité rythmique parfois fatigante. L'on peut y déplorer également des mouvements trop longs. Il y a dans ces pages de la matière à un excellent concerto, gâchée par la répétitivité. Sur le plan symphonique, l'on peut opposer des parties de haute qualité comme la longue introduction, très variée instrumentalement et riche thématiquement à des épisodes grossiers jusqu'à la vulgarité, notamment dans le dernier mouvement. Signalons dans ce registre un roulement de tambour séparant les 2 derniers mouvements. L'on ne peut contester, dans l'ensemble, malgré ces défauts, la richesse thématique, mais dérivant parfois vers le simplicisme dans le dernier mouvement. Le soliste est volubile, procédant par gammes le plus souvent. L'on pourrait critiquer un abus dans l'utilisation de la basse d'Alberti. Dans l'ensemble, malgré ses défauts, l’œuvre, et surtout malgré parfois son aspect rude, ses trivialités, son rythme uniforme, s'inscrit typiquement dans la lignée de Hummel, Moscheles, Kullak... jusqu'à Chopin.

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