LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES
- : peu intéressant
* : assez bon
** : bon
*** : excellent
**** : exceptionnel
Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :
Concerto (*/*/-/*)
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ALKAN Charles Valentin (1813-1888)
DUO PIANO VIOLONCELLE
Sonate de concert op 47 1867
(**|**|***|*) 
Une sonate d''un appréciable niveau musical, néanmoins pénalisée par une extension temporelle exagérée pour tous les mouvements. Le premier mouvement révèle une partie de violoncelle thématiquement un peu limitée, relevée cependant par un accompagnement pianistique élaboré, lorsqu'il ne tombe pas dans la saturation sonore. Plus riche thématiquement, le 2ème mouvement, lent, présente cependant des passages plus insipides. Dans ces 2 premiers mouvements, l'on notera des effets bienvenus de rupture et reprise à l'occasion d'un silence soudain. L'ensemble doit essentiellement son intérêt au 3ème mouvement grâce à la partie pianistique qui développe un motif dans l'extrême-aigu, néanmoins le violoncelle n'apparaît pas toujours à la hauteur de cet effet. Quant au dernier mouvement, il s'agit d'un martèlement un peu trop systématique malgré des effets bienvenus. En revanche, la coda est absolument magnifique, éblouissante.
PIANO
La richesse et l'originalité de l'œuvre pianistique de Valentin Alkan me paraît incontestable, malgré sa grande inégalité. Alkan a conservé plus que tout autre le style des clavecinistes du XVIIIème siècle, ce qui se ressent par les nombreux agréments et le rythme particulier de ses pièces. La virtuosité chez Alkan est volontaire, impérieuse, souvent heurtée, tombant quelquefois dans des effets bruyants, comme chez Liszt dans sa première manière. S'il n'exploite pas comme ce dernier les extrême-aigus, en revanche il le surpasse peut-être pour l'exploitation des extrême-graves. Une des pièces les plus réussies est peut-être le Menuet op. 39 n°5 ou le Festin d'Esope ou l'étude n°8. Dans cette dernière œuvre, nous retrouvons les fulgurations géniales, la puissance, les effets de virtuosité, notamment dans l’extrême-grave - les aspects positifs d’Alkan - mais aussi de manière plus inattendue la recherche d’effets mélodiques et l’exploitation du pianissimo. Cette étude est peut-être l'œuvre d'Alkan la plus longue, la plus complexe, la plus riche, alternant des passages en accords harmoniquement très riches et des motifs mélodiques. Une grand œuvre, à mon avis, même si elle souffre d’une longueur excessive et aurait gagné à être décantée. On remarquera, selon l’habitude d’Alkan, de nombreux passages en trille ou trémolos et, en finale, un motif préfigurant curieusement Asturias d’Albeniz.
Saltarelle (***)
Zorcico: danse ibérique (*)
En rythme molossique op 39 n°2 (**)
Scherzo diabolico op 39 n°3 (**)
Allegro moderato op 39 n°4 (*)
Presto op 39 n°7 (*)
Marche n°1 (*)
Sonatine (*/*/*/*)
Menuet op.51 n°3 (*)
Fantaisie n°1 (*)
Fantaisie n°2 (*)
Toccatina op 75 (*)
Le chemin de fer Étude (*)
Le tambour bat au champ (*)
25 préludes dans tous les tons majeurs et mineurs op 31
L'opus 31 révèle un Alkan très différent de celui qui prévalait dans la sonate Les quatre âges ou dans Le chemin de fer. A la pugnacité rythmique, aux effets de contrastes heurtés, à l'exploration vertigineuse de l'extrême-grave, le compositeur substitue un style noble et grave, peu rythmique. Les motfs cantabile, souples, mélodiques, simples s'imposent au détriment de la virtuosité tapageuse. il semble même qu'Alkan évolue vers un certain minimalisme, un dépouillement presque religieux et ascétique. A peine le prélude n°10 rappelle les complexités du style des clavecinistes que le compositeur avait illustré abondamment, un prélude qui préfigure l'utilisation du même style par Chabrier dans sa Fête villageoise. Sur le plan de l'intérêt musical, un grand nombre de ces préludes m'apparaissent lassants, dépourvus de substance, voire insignifiants ou simplistes pour certains, comme le 19, le 21 le 22... En revanche, l'on ne peut nier, me semble-t-il, la valeur mélodique de quelques-uns comme le 9, le 10, le 14 et surtout le 13, le 2 qui se hausse au niveau du génie dont Alkan nous avait montré l'exemple dans maintes pièces d'un style bien différent.
n°1 (**)
n°2 (***)
n°4 (-)
n°6 (**)
n°7 (-)
n°9 (***)
n°11 (-)
n°12 (**)
n°14 (**)
n°16 (*)
n°17 (*)
n°19 (-)
n°21 (-)
n°22 (-)
n°24 (*)
Grande Sonate op 33 Les quatre Âges
(***|***|**|-) 
La Grande Sonate Les 4 âges est certainement significatif des hautes qualités d'Alkan autant que de ses faiblesses. En positif les 2 premiers mouvements qui méritent la mention d'excellence pour le volontarisme virtuosistique qui s'y trouve affirmé en des traits d'une grande vélocité alliée à des ruptures étonnantes. On peut penser à Mathieu, néanmoins le compositeur québécois nous semble avoir atteint des niveaux plus élevés dans cette caractéristique. Le second thème moderato mélodique témoigne de la richesse harmonique de l'accompagnement, généralement composé d'accords redoublés. Le second mouvement, présentant une amplitude lyrique plus enflammée, possède l'inconvénient d'aboutir à une certaine saturation sonore, ce qu'il est certainement difficile d'éviter dans l'exploitation des graves, si chère au compositeur. Le 3ème mouvement lent présente une magnifique mélodie, savamment accompagnée, malheureusement Alkan, cédant sans doute à sa tendance négative au minimalisme l'enlise dans un motif peu saillant et répétitif avant la remise du thème initial, et l'on retombe ensuite plus bas dans le minimalisme. Le 4ème peut bénéficier de l'argument illustré pour justifier une telle musique figée, hors quelques accords en nuance forte, toutefois il nous semble qu'il aurait été possible d'exprimer cet âge en évitant cette apathie musicale.
PIANO ORCHESTRE
Les concertos da camera d'Alkan apparaissent comme de remarquables constructions qui pourtant, à mon avis, n'engendrent aucun effet musical. Le piano, virtuose, brillant, présente un style beaucoup plus nuancé, plus délié, moins abrupt que celui des pièces pour piano du compositeur. L'orchestration, très variée, incisive, se trouve particulièrement bien intégrée à la partie solistique, formant un ensemble homogène. Ces œuvres ne manquent pas de thèmes, mais aucun à mon avis, n'est réellement convainquant.
Concerto da camera n°2 1829 (*/*/*)
TRIO
Trio op 30 [TRIO PIANO VIOLON VIOLONCELLE] (-/*/-/-)
Cette pièce présente les mêmes caractéristiques de clarté, de brillant que la sonate de concert.
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