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LETTRE-MÉLOMANE 2019-12


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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DRDLA Frantisek (1868-1984
VIOLON ORCHESTRE
Concerto D minor op 245 (1931)  icone   (***/**/*)  icone
Cette oeuvre vaut essentiellement pour son premier mouvement et dans une moindre mesure pour son 2ème. Style parfaitement romantico-classique malgré la date de composition très tardive. Le 1er mouvement bénéficie d'un excellent thème principal très entraînant et c'est sur lui que repose tout le mouvement. Drdla a su le varier suffisamment pour éviter l'excès de réexposition qui aurait pu en être consécutif. Cela également malgré un soliste parfois un peu pâle, souvent limité lui aussi par le thème principal ou ses variations. L'orchestration, très légère, les mouvements d'amplification, contribuent eux aussi à rendre ce mouvement captivant, notamment l'utilisation de la harpe et des bois par petits motifs en solo. Ne bénéficiant pas d'un thème principal aussi bon, les autres mouvement apparaissent d'un intérêt plus limité.
JONSSON Josef (1887-1969)
ORCHESTRE
Symphonie 1 B minor nordland op 19 (1922)  icone   (**/**/**/***)  icone
Au-delà du post-wagnérisme et du post-debussysme, Josef Jonsson affirme sa personnalité avec cette symphonie assez fortement marquée par le style nordique. Il crée des effets symphoniques dans le cadre d'une structure thématique très lâche s'appuyant sur des fondus aux cordes et de petits motifs aux bois. L'œuvre est parcourue par des moments d'amplification statiques à la manière de Sibelius. Toutefois, le compositeur ne parvient pas toujours à renouveler son inspiration, notamment dans le 1er mouvement où l'exploitation d'une même cellule rythmique et thématique finit, me semble-t-il, par devenir lassante. L'absence de thèmes bien caractérisés limite un peu l'intérêt de l'œuvre. Le dernier mouvement (très long, plus de 20 minutes), exploitant beaucoup les interjections aux cordes sur des cordes fondus, évite en grande partie ces inconvénients et se termine par une belle finale en apothéose.
KRUMPHOLZ Johann Batist (1742-1790)
HARPE ORCHESTRE
Concerto E flat major op 4 n1  icone   (**/*/*)  icone
Le Concerto op 4 n°1, dont on ignore la date de composition, laisse apparaître des influences stylistiques témoignant de l'imprégnation baroque au sein d'une structure thématique marquée par le style galant contemporain (probablement entre 1760 et 1790). Le compositeur évite ainsi les aspects les plus affligeants du style galant et il bénéficie des effets lyriques positifs issus du baroque. Il y adjoint des percées vers des mouvements d'amplification très élaborés, perceptibles dans les 3 mouvements, mais voisinant avec de la ritournelle galante qui constitue généralement les thèmes principaux. Le premier mouvement semble se détacher, néanmoins il ne faudrait pas oublier la 2ème partie du 2e mouvement lent et aussi la partie centrale du dernier mouvement.
Concerto B flat major op 7 n° 5  icone   (*/***/*)  icone
Concerto assez typiquement de style galant, mais où se mêlent des influences baroques. De très belles progressions de la part de la partie soliste, souvent mêlée à l'orchestre. Dans le 1er mouvement, un des thèmes principaux, symphonique, rehausse l'intérêt. Cependant, c'est le 2ème mouvement, lent, qui emporte l'adhésion. Un tutti est développé, alternant avec une réplique mélismatique du soliste. Le 3ème mouvement revient à la ritournelle galante, mais réserve aussi quelques passages plus lyriques.
SCHUBERT Franz (1797-1828)
ORCHESTRE
Symphonie 9 La Grande C major D944 (1825)  icone   (***/**/***/***)  icone
Grande symphonie de Schubert, quoique, par son style, elle ne figure pas parmi les œuvres les plus avancées de l'époque. On pourrait comparer par exemple à la Symphonie 5 de Ries (1814), la Symphonie 1 de Herold (1813), les Variations sur la Follia de Salieri (1815) ou certaines ouvertures précoces de Rossini. Schubert n'en affirme pas moins, dans le cadre d'un symphonisme peu coloré, des contrastes très puissants, un sens du lyrisme et notamment du crescendo très élevé et un sens avéré des subtilités harmoniques. Presque tous les thèmes de cette symphonie me paraissent excellent. Le seul léger point faible sur l'ensemble pourrait être représenté parfois par une excessive réexposition de ces thèmes.



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À bientôt
Claude Fernandez


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