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LETTRE-MÉLOMANE 2018-12


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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DEUTSCHER Alma (2005-)
PIANO ORCHESTRE
Concerto E-flat major (2017)  icone   (***/***/*)  icone
Ce concerto s'inscrit dans le style de la 1ère moitié du 19e siècle, quoiqu'on ne puisse y distinguer aucune influence manifeste. La très longue - magnifique ouverture orchestrale du 1er mouvement est caractéristique de l'époque. Peut-être y a-t-il sur le plan harmonique une légère influence de Rachmaninov. Le dernier mouvement est plus proche de la musique galante (Mozart pour simplifier). Dans cette lignée du premier style romantique revisité en mode rétro, l'on pourrait également évoquer les concertos de Massenet ou celui de Disma Fumagalli. Cette très belle - voire excellente composition se hausse largement au-dessus de n'importe quel concerto pour piano de Mozart ou de Liszt et, pour rester dans l'époque, des très médiocres (à mon avis) concertos pour piano de Mendelssohn. Ce n'est pas là particulièrement un exploit. En revanche, toujours pour rester dans l'époque, ce concerto me paraît largement inférieur à ceux de Chopin, aux autres compositions de Liszt ou encore aux concertos d'Henry Litolff, de Moscheles (le 2), de Beethoven (le 5), de Louis-Ferdinand Herold, de Herz, Steibelt, Kullak... La compositrice affirme un réel sens du lyrisme, quoiqu'il apparaisse (intentionnellement ou naturellement?) atténué. Elle excelle dans les effets symphoniques, utilisant les alternances de registres instrumentaux, son sens de l'harmonie est également très subtil. En revanche, ses capacités compositionnelles sur le plan pianistique restent relativement limitées et elle ne se risque guère à des effets de bravoure. Il en résulte un style timide qui possède aussi son charme, mais devient parfois lancinant et handicapant dans cet exercice particulier que constitue le 3ème mouvement de concerto. La richesse thématique me paraît certaine (pour les 2 premiers mouvements), néanmoins ces mouvements gagneraient, me semble-t-il, à être décantés.
DIAMOND David (1915-2005)
PIANO ORCHESTRE
Concerto (1950)  icone   (-/-/-)  icone
Sans être cacophonique, cette oeuvre évolue dans dans une perpétuelle dissonance. Thématique incohérente.
HAMERIK Asger (1843-1923)
ORCHESTRE
Symphonie poétique F major op 29  icone   (*/-/-/-)  icone
Même si Hamerik écrivit cette première symphonie à un âge très juvénile, elle représente à son époque un art symphonique presque fossilisé. Ne s'évadant pas des formules viennoises, cette symphonie semble ne vouloir affirmer la moindre originalité, aussi bien sur le plan thématique qu'instrumental. On ne retiendra que l'idée musicale du premier mouvement, repris ad nauseam, et même utilisé pour le second mouvement Allegro marcato. Par ailleurs, aucune trace d'évolution ne semble se dessiner par rapport à la symphonie 6, à mon avis tout aussi décevante.
HOLST Gustav (1874-1934)
ORCHESTRE
Miniatures vol 4 [ORCHESTRE À CORDES] (1928)  icone   (-/-/*)  icone
S'il traîne quelques sonorités qui puissent rappeler les célèbres Planètes du même compositeur, cela représente bien peu dans cette composition ultra-classique, plutôt compassée. Le dernier mouvement, plus dynamique, relève néanmoins quelque peu l'intérêt, mais à mon avis relativement peu.
Suite jamonaise Op.33 H.126 (1915)  icone   (***)  icone
Nous retrouvons bien dans cette œuvre l'incomparable inventeur d'harmonies et de sonorités que fut Holst, compositeur d'une des plus belles réussites symphoniques du 20e siècle, Les Planètes. Pourtant sans aucun rhapsodisme, cette Suite, à l'instar des fameuses suites de Ferdé Grofé, nous communique l'impression de toucher les éléments. On peut regretter une baisse d'intérêt dans l'interlude, mais l'ensemble offre une palette thématique et orchestrale très prenante.



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À bientôt
Claude Fernandez


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