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LETTRE-MÉLOMANE 2018-06


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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MACHAVARIANI Aleksi (1913-1995) / VAIMAN Mikhail (1926-1977)
VIOLON ORCHESTRE
Concerto  icone   (*/-/-)  icone
Ce concerto se développe selon un rythme uniforme légèrement jazzé, presque sans interruption. Il faut signaler cependant une longue cadence soliste centrale dans le premier mouvement qui, à mon avis, rehausse assez la prestation violonistique (sur le plan compositionnel). Néanmoins, on retiendra un passage très bienvenu où la mélodie s'épanche sur un fond d'arpèges à la harpe. L'orchestration, très peu originale et sans aucune recherche de timbre, ne joue qu'un rôle secondaire. Au final, une œuvre agréable sans plus, que l'on pourra écouter distraitement.
MARIC Ljubica (1909-2003)
PIANO ORCHESTRE
Byzantine Concerto (1959)  icone   (**/*/-)  icone
L'idée de reconstituer - du moins de manière purement imaginaire sans aucun souci d'authenticité - la musique de périodes lointaines révolues, pouvait constituer une source d'inspiration judicieuse. La compositrice y parvient - en partie - dans la 1ère partie du 1er mouvement. L'on y découvre des sonorités symphoniques originales, une écriture pianistique déliée dans une tessiture suraiguë, une thématique rhapsodique très marquée. Celle-ci s'apparenterait plutôt - à ce qu'il me semble - au fonds commun de ce qu'est devenu en Europe à la fin du 19e siècle la musique ibérique, un choix, s'il est avéré, judicieux. Il manquerait sans doute assez peu pour que ce 1er mouvement atteigne l'excellence, mais la fin me paraît marquer une baisse d'intérêt manifeste. Le reste du concerto me semble assez vide d'inspiration, surtout le dernier mouvement qui sombre rapidement - malgré des passages lents intercalés - dans une suite de dysharmonies désagréables. Une fois de plus, il faudrait répéter, pour paraphraser un certain compositeur qu'on peut encore écrire beaucoup de bonne musique avec des unissons, des accords de quinte ou quarte sans se lancer dans des suites absurdes de septièmes ou neuvièmes diminuées.
SCHERBACHOV Vladimir (1889-1952) / TITOV Alexander (1954-)
ORCHESTRE
Symphonie 5  (1950)  icone   (***/***/***/***)  icone
Grande symphonie, dont le 1er mouvement, du à Alexander Titov, se montre à la hauteur de l'ensemble, lento assaï dans un style comparable au Lento (3e mouvement), style figé rappelant la 1ère Symphonie de Sibelius. Dans cette magnificence symphonique développée par Scherbachov, on se demande s'il n'a pas été plus inspiré par les grandes œuvres de Rimski-Korsakov que par son maître Liadov. Magnificence orchestrale rendue par une exploitation omniprésente du trombone (thème principal du 2e mvt réexposé au cours du dernier mouvement), mais aussi de la flûte (3e mouvement). Malheureusement, le compositeur n'a pas résisté à l'utilisation du tambour à la baguette. On lui saura gré cependant de n'avoir pas développé cette utilisation avec la complaisance vulgaire d'un Chostakovitch. L'ensemble, très rhapsodique, adopte même quelque peu dans le dernier mouvement une coloration de danse chinoise.



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À bientôt
Claude Fernandez


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