SOMMAIRE


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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RAITIO Vaino (1891-1945)


ORCHESTRE

Fantasia poetica 1923  icone   (-) icone

Cette œuvre post-impressionniste évolue entre deux esthétiques contradictoires. D'une part, elle exprime des passages mystérieux, souvent pianissimo, où intervient notamment la clarinette basse, d'autre part elle s'épanche abruptement dans un style bruyant très cuivré. Les parties de style impressionniste pourraient rappeler d'assez près les dernières œuvres de Debussy, les parties plus modernistes ne se rapportent à aucune référence particulière. L'ensemble ne m'a paru receler quasiment aucun motif digne d'intérêt.

Joutsenet (les Cygnes) op 15 1919  icone   (***) icone

Quelque part entre Debussy et Sibelius, pour situer cette œuvre, ce qui est, rappelons-le, une simple référence pratique. Une orchestration traitée avec une virtuosité exceptionnelle. On retrouve les sons fondus mouvants, figés de la mer (Debussy,1905), notamment par l'emploi des bois, et notamment de la flûte. Le traitement des cordes est également remarquable. En outre, l'œuvre témoigne d'une puissance lyrique telle que Debussy n'en a jamais produit.

Trilogie Antigone op 23 1922  icone   (-/-/-) icone

Une trilogie qui m'apparaît sans la moindre inspiration malgré un déploiement symphonique impressionnant. Le style est purement post-impressionniste, présentant des tendances debussystes assez visibles. C'est un ensemble de cellules thématiques fondues évoluant en mouvements d'amplification parfois fatigants, surtout dans le 2ème mouvement. Quasiment aucun instant l'attention n'est positivement attirée par cette succession stérile.

PIANO ORCHESTRE

Concerto op 6 1914  icone   (***/***/***) icone

Remarquable concerto caractérisé par une structure rythmique ultra-rapide, prenant parfois des allures de rag-time. Je ne citerai pas toutes les œuvres (très nombreuses) relevant de ce style. Je signalerai néanmoins une des plus précoces: le Concerto pour piano de Viteslav Novak (1895) qui reste une référence, les concertos de Ravel composés beaucoup plus tard (vers 1930). Certainement la clairvoyance majeure du compositeur est d'avoir évité, malgré ce contexte moderniste, des sonorités dissonantes désagréables (notamment pour le soliste), mais d'adopter souvent des harmonies très consonantes, ce qui entre dans le cadre d'une certaine originalité et modernité (cf le Concerto pour piano de Constantinescu). L'orchestration, volontairement et idoinement peu colorée, intervient souvent en nuance mezzo-piano et souvent de manière mélodique, notamment dans le 2ème mouvement (mélodie en nuance mezzo-piano au violon). Le soliste, souvent dans une tessiture extrême-aiguë, s'exprime parfois par des cadences (notamment vers la fin du 1er et du dernier mouvement d'une grande virtuosité, particulièrement celle du dernier mouvement qui atteint le sublime.

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