SOMMAIRE


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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HEROLD Louis-Ferdinand (1791-1833)


ORCHESTRE

symphonie 1 (1813) 1813  icone   (***/**/*/***) icone

Grande symphonie très lyrique, qui pourrait être comparée à la 5e de Beethoven, tant sur le plan thématique que pour le pathétisme, quoique moins grandiose, moins puissante. Herold oppose dans le 1er mouvement en particulier (selon la coutume de l'époque) un thème vivace et un thème moderato selon un contraste dramatique. Sur le plan thématique, quoique l'originalité ne fasse aucun doute par rapport à Beethoven, l'on pourrait trouver des réminiscences de la 5e de ce dernier compositeur, mais il est possible que ces tours thématiques existaient déjà. Ce que l'on peut dire, Herold apparaît à la pointe de l'évolution symphonique à son époque. Il excelle moins dans les motifs lents que dans les thèmes lyriques plus rapides. Son orchestration apparaît, un peu plus légère que le standard viennois, mais pas plus colorée. Il s'en tire très bien dans cet exercice du dernier mouvement vif où de nombreuses symphonies évitent difficilement les pesanteurs.

PIANO ORCHESTRE

Une révélation, les concertos de Herold, il faut l'avouer, en cette période très précoce du concerto pour piano. ils s'imposent parmi les si pâles concertos de Hummel, Field, Mendelssohn... Le 2 de Hérold date de 1811, 18 ans avant le premier concerto qu'écrivit Chopin. La différence de style en faveur de Chopin sur le plan de la virtuosité pianistique, de la syntaxe est assez peu marquée. Remarquable homogénéïté de style, tant pour le piano que pour l'orchestre, ce qu'on n'interpréterait pas obligatoirement comme une qualité, entre le 2 et le 3 de Hérold, pianisme brillant, dans une tessiture très aiguë, gammes, arpèges, nombreux agréments très bien mis en valeur... En revanche, nette évolution dans le 4 d'affect plus pathétique, plus "beethovénien", un pianisme moins volubile, mais plus en force. Homogénéïté de valeur, d'intérêt - à mon avis - et là c'est une éminente qualité pour ces 3 œuvres pour lesquelles j'accorde la mention excellente. Très peu de passages moins saillants, sinon tout de même les péroraisons orchestrales bâties sur une syntaxe moins évoluée que pour le pianisme. Orchestre enjoué, mais parfois un peu guindé, traditionnel par rapport à l'époque. Une autre particularité à l'avantage de Hérold: le remarquable lyrisme des mouvements lents. Dans le 3 notamment, une mélodie violonistique sur fond pianistique, mélodie pénétrante insinuante, magique. Sur le plan historique, il est évident que l'oubli de ces concertos - tout de même révélés tardivement - par rapport à ceux de Field, Hummel et même Kullak (plus tardif), est une lacune qui oblitérait et déformait les notions que l'on avait sur la naissance du concerto préromantique ou plus exactement de la première période du romantisme. Signalons pour terminer un court passage pianistique évoquant une partie du thème principal de la Fantaisie hongroise en mi m pour piano et orchestre de Liszt (1852) et un passage symphonique correspondant à un thème vivaldien bien précis - dont cependant je ne serais pas capable de retrouver la référence.

Concerto n°2 mi bémol majeur 1811    (***/***/***) icone

Concerto n°3 la majeur 1813    (***/***/***) icone

Concerto n°4 mi mineur 1813    (***/***) icone



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