SOMMAIRE


LÉGENDE DES APPRÉCIATIONS SUR LES OEUVRES


- : peu intéressant

* : assez bon

** : bon

*** : excellent

**** : exceptionnel


Exemple pour une oeuvre en plusieurs mouvements :

Concerto (*/*/-/*)

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CASTELNUOVO-TEDESCO Mario (1895-1968)


GUITARE

Evoquant un style qui pourrait être vaguement debussyste, ces pièces me paraissent morne, sans vie, n'imposant aucun thème caractéristique. Ainsi en est-il particulièrement de La Arulladora. Le Capriccio diabolico (Hommage à Paganini) échappe quelque peu à ce style morose en exploitant avec une bravoure magistrale un motif très mélodique. Qu'on est loin cependant du virtuose-compositeur que cette œuvre voudrait évoquer. Pas la moindre intention de bravoure instrumentale.

Platero y yo   

La Primavera (-)

La Arulladora (-)

El canario vuela (-)

Melancolia (-)

Platero en el cielo Moguer (-)

Capriccio Diabolico Hommage à Niccolo Paganini    (***)

GUITARE ORCHESTRE

Concerto en ré op 99    (**/***/***)

Sans emphase, ni contrastes agressifs, Castelnuovo-Tedesco parvient à imposer son style intimiste qui me paraît plein de charme, de grâce et de douceur et où les cuivres sont quasiment bannis. L'orchestre procède souvent par courtes ponctuations, à la clarinette et à la flûte, alternant avec la guitare. C'est dans le second mouvement, avec un soliste très mélodique et expressif, que le compositeur, à mon avis, atteint l'apogée de son œuvre. Les interventions de l'orchestre par des tutti de cordes pianissimo au centre me semblent remarquables. Castelnuovo-Tedesco rejoint Fauré (Ballade pour piano et orchestre) dans cet art consommé de la demi-teinte.

PIANO

Ces œuvres pour piano de Castelnuovo-Tedesco évoluent bizarrement entre l'impressionnisme ravélien et la simplicité schumanienne. Ce sont sans doute les œuvres de Severac qui évoquent le mieux ces pièces. Le Cipressi op 17 se caractérise par un minimalisme atteignant presque les Quatre ogives de Satie ou certaines compositions de Mompou. La plupart des pièces ne se départissent pas d'un style morne, notamment la très longue I naviganti op 13. La Alphe op 12, bénéficiant d'une certaine animation, est peut-être la pièce la plus avenante, avec le début de Crinoline, la plus impressionniste. Rien ne rappelle en ces pièces le délicat compositeur du Concerto n°1 pour guitare et orchestre.

Crinoline 1929    (-)

Cipressi op 17 1920    (-)

Alphe op 12 1919    (-)

Italba e biancospino, fiaba silvana op 21 1921    (-)

Epigrafe op 25 1922    (-)

I naviganti op 13    (-)



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